Le service public ... une volonté partagée ?

Publié le par alternative-amu

      Service public : ce terme  figure dans l’intitulé des 2 listes en présence dans les collèges d’enseignants-chercheurs, chercheurs et enseignants. Serait-ce un dénominateur commun  à ces listes ? Cette notion serait-elle à ce point partagée qu’elle fasse consensus et que l’union la plus large puisse se réaliser pour le défendre contre sa mise à mal par la politique gouvernementale ? 

 

        En ce qui concerne la liste SPRINT, il figure dans le titre, et on en trouve également une mention à la page 4 ...  Elle  est d'ailleurs intéressante : elle se trouve dans la définition de la politique de l'établissement, qui sera "responsable, transparente, dynamique,  assurant aussi un service public de qualité». Ce qui est intéressant, c'est le « aussi », qui donne l'impression que le service public est une sorte de supplément. Et après ce coup de chapeau, on n'y revient plus !

       A vrai dire, sur la base des politiques et des choix faits dans nos  universités, cette discrétion ne nous surprend pas : le recrutement de maitres de conférences en CDI, la création de fondations qui instaurent des contrats de droit privé dans le service public, contribuent à la précarisation des emplois et participent à la déstructuration de la recherche par des financements sélectifs,  par exemple, constituent d’ores et déjà des coups de canif, et pas des moindres,  dans les principes du service public !

Car  loin d’être un terme passe partout, consensuel et  sans conséquence, la notion de Service Public répond à des exigences claires et précises : celle d’être garant de l’intérêt général face aux intérêts privés, en luttant contre les inégalités de tous ordres, en assurant l’indépendance de ses agents par un statut protecteur, en instaurant sa gestion démocratique et, bien sûr, par le financement public de son action. 

C’est autour de ces grandes questions qu’est construit notre programme, c’est pour atteindre ces objectifs qu’il propose des mesures concrètes.


Pour nous, le service public ne se réduit pas à deux lettres permettant de composer un acronyme amusant (AMU-sant ?) ... D'ailleurs, nous sommes engagés davantage dans une épreuve de fond, de long terme, de patience, de temps partagé, que dans un sprint ...  vers quelle ligne d’arrivée ? 

 

Commenter cet article