Mode électoral et volonté démocratique

Publié le par Bruno Truchet

A la suite des  rencontres que les candidats de notre liste ont organisées sur de multiples sites, et à 6 jours des élections aux conseils centraux, il nous semble opportun de vous livrer ces éléments d’analyse.

 

Tout d’abord, un fait pas forcément connu de tous, qui concerne l’élection du Conseil d’Administration :

En collège A et B, avec le mode électoral instauré par la loi LRU et seulement deux listes en présence, la liste qui arrive en tête, quel que soit le score, obtiendra 6 sièges sur 7 dans le collège concerné.

 

Cet état de fait n’a pas que des conséquences sur ces collèges A et B. En effet, trois cas de figure sont possibles :

  1.  La liste  SPRINT  emporte les deux collèges, donc 12 sièges sur les 14 des collèges A et B. Il sera alors très facile à cette liste d’obtenir une majorité avec les voix des membres non-élus (dits « extérieurs »). Nos expériences dans les 3 CA des universités actuelles nous a enseigné qu’il ne fallait pas compter sur la plupart de ces élus pour constituer une force d’opposition …Conséquence directe : les voix des élus BIATSS et étudiants n’auront guère de poids. Le « rouleau compresseur » emmené par nos trois chers ex-présidents ne trouvera aucun obstacle sur sa route.
  2.  Logiquement, on pourrait nous répondre qu’il en sera de même si notre liste remporte ces deux collèges. Mais il y a une différence majeure : pour les candidats de notre liste, la démocratie n’est pas un simple concept que l’on agite pour rassurer les foules. Nous ne consulterons pas les personnels et usagers parce que nous y serons obligés, mais parce que pour nous, la démocratie est le meilleur système, celui qui donne les meilleurs résultats, et cela apparaît clairement dans notre profession de foi. Que nous obtenions la majorité ou pas, pour nous il va de soi que les BIATSS et étudiants doivent être partie prenante des décisions. Or, si lors de leurs interventions, les candidats de la liste SPRINT ont tenté de se faire passer pour de grands démocrates,  les faits sont têtus : dans les 27 pages de la profession de foi de cette liste, le mot démocratie n’apparaît pas une seule fois ! Le mot collégialité une seule fois, dans la lettre introductive de M.Berland, mais pas de trace de ce terme dans le texte lui-même, on peut donc se demander si ses auteurs ont simplement réfléchi à comment cette collégialité pourra s’exercer ...
  3. Dernière configuration possible : chaque liste l’emporte dans un collège, elles obtiennent donc 7 sièges chacune. Les élus de la liste SPRINT seront donc bien obligés de tenir pleinement compte des élus BIATSS et étudiants, ne serait-ce que pour tenter d’imposer leur tête de liste comme président…

On le voit, dans 6 jours les électeurs devront faire savoir s’ils souhaitent que la liste SPRINT impose sa volonté sans qu’aucune voix ne puisse véritablement s’y opposer dans les conseils, ou si une véritable opposition leur semble nécessaire, ou s’il est enfin temps que les personnels et usagers décident ensemble du chemin que doit suivre notre future université.

Nous sommes expérimentés, compétents et enthousiastes : nous sommes prêts.

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